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L’UNSA défend sa vision du service public

A trois semaines d’élections professionnelles majeures dans la fonction publique, l’UNSA Alsace a appelé hier ses adhérents à se mobiliser pour la défense et la promotion des services publics. Ils sont « le ciment de la République », les outils « qui permettent à l’Etat d’assurer ses fonctions  […]

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Éducation / Suppressions de postes

DNA Qui pour remplacer les remplaçants ?

Sur les 370 postes d’enseignants supprimés cette année dans l’académie de Strasbourg, plus du quart sont des postes de remplacement. Pour boucher les trous, outre les contractuels recrutés par Pôle emploi, le rectorat compte sur le vivier des étudiants.

« Des enseignements n’ont pas pu être assurés à la rentrée faute d’enseignants disponibles. Sur les 1 100 postes de titulaires en zone de remplacement (TZR) dans le second degré en 2007, on n’en compte plus que 647 en 2011, soit 30 postes de moins que l’an dernier, pour un total de 11 329 postes d’enseignants », indique Francis Fuchs, du SNES FSU. Résultat : Dans plus de 80 % des disciplines, lettres, maths, langues, SVT... il n’y a plus de personnel titulaire formé disponible. Le rectorat a déjà dû recruter des centaines de contractuels, ».

Dans le premier degré, la part des postes de remplacement dans les suppressions de postes dépend des inspections d’académie. Dans le Haut-Rhin, sur 84 suppressions de postes, 16 postes de remplacement ont été rayés de la carte.

Des classes sans enseignant dès la rentrée

Les enseignants en Zone d’intervention localisée (ZIL), au nombre de 250 dans le Haut-Rhin, assurent les remplacements en cas de maladie, de maternité et les enseignants en brigades départementales stages, au nombre de 50 dans le Haut-Rhin, les remplacements en cas de départs en formation continue. « Mais pour la première fois, 30 remplaçants ont été placés devant une classe dès la rentrée car il manquait des enseignants pour pourvoir à tous les postes », constate Amaury Schiffli, secrétaire du SNUipp-FSU 68.

Dans le département du Bas-Rhin, l’inspection d’académie a fait le choix de préserver les ouvertures de classes aux dépens des postes de remplacement. Sur les 93 postes supprimés, 60 sont des postes de remplacement. Mais la situation est un peu particulière. Une quarantaine de postes étaient en surnombre à la rentrée. La réforme des retraites serait à l’origine de ce surplus d’enseignants. « En raison de la décote, certains ont décidé de prolonger leur carrière », analyse Christian Moser, secrétaire départemental du syndicat enseignant Unsa. Malgré ce surnombre, quelques classes se sont retrouvées sans enseignant à la rentrée : « C’est révélateur de ce qui va se passer. »

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À l'école de la Musau de Haguenau - Une stèle pour les « victimes »de l'Éducation nationale

Une stèle pour les « victimes » de l'Éducation nationale

stele_pour_les___victimes__.JPGUne stèle pour que la « période noire traversée par l'école de la République soit gravée dans le marbre ».

Hier matin, les représentants du personnel du syndicat enseignant Unsa étaient réunis à Haguenau près de l'école de la Musau, rue du Colonel-Paulus, pour inaugurer symboliquement une stèle « à la mémoire des victimes de l'Éducation nationale ».

Après une première cérémonie le 7 septembre dernier place Kléber à Strasbourg, c'est à l'école de la Musau qu'une autre stèle « à la mémoire des victimes de la politique du ministre de l'Éducation nationale » a été symboliquement inaugurée hier.

Une vingtaine d'enseignants du premier et du second degré était réunie autour de Jean-Jacques Pruneta, pour faire le point sur la rentrée et dénoncer une politique de « casse systématique de l'école publique ». Qui se traduit notamment par des coupes sombres dans les effectifs : « Sur 92 suppressions de postes l'année dernière, 60 étaient des postes de remplacement, dénonce le représentant du syndicat d'enseignants Unsa. L'année prochaine, 14 000 postes vont disparaître dans le premier et le second degrés. On ne pas sait où ils vont les trouver. »

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L'Unsa en campagne - Luc Bérille, nouveau secrétaire général de l'Unsa, veut défendre sa place forte du service public.

Logo_SudOuest.JPGL'Unsa, combien d'adhérents ?

200 000 à jour de leurs cotisations, dont les deux tiers dans les fonctions publiques, d'État, territoriale ou hospitalière, ainsi que dans les entreprises publiques comme la SNCF ou la RATP, et un tiers de salariés des entreprises privées, où se fait actuellement le développement de l'Unsa. Depuis août 2008, nous avons créé 1 700 syndicats et sections syndicales dans les entreprises privées. Aux élections professionnelles qui suivent la création de ces syndicats, dans plus de 80 % des cas, nous dépassons les 10 % de suffrages.

Il va justement y avoir des élections le 20 octobre dans la fonction publique, en pleine rigueur budgétaire…

Pour la seule période 2007-2012, si l'on s'en tient à la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, on aura supprimé 165 200 postes de fonctionnaires d'État.

Comment allez-vous traduire cela dans votre campagne électorale ?

Nous allons faire non seulement la défense, mais la promotion du service public, parce qu'il reste un élément de base pour la défense des droits fondamentaux des citoyens. Par exemple, en période de rentrée scolaire, on atteint un niveau de dégradation de l'éducation, non seulement pour les enseignants, mais aussi pour les élèves. Les meetings que nous aurons dans toute la France interpelleront les citoyens pour les mobiliser aux côtés des fonctionnaires.

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Les syndicats, l'arme au pied face à l'échéance présidentielle

Logo_LeMonde.JPGEn 1981, les syndicats, CGT et CFDT en tête qui avaient appelé à voter pour lui au second tour, avaient applaudi l'élection de François Mitterrand à l'Elysée. Trente ans après, le paysage a changé. Les syndicats ont perdu plus de la moitié de leurs adhérents. Pour tenter d'enrayer cette hémorragie, ils se sont dépolitisés, resyndicalisés, cherchant à reconquérir les salariés du privé.

En 2013, compte tenu de la réforme de la représentativité syndicale engagée par Nicolas Sarkozy, ils auront l'obligation de décrocher un nouveau certificat de légitimité. Mais, à huit mois de la présidentielle, c'est un syndicalisme en crise, toujours faible et divisé, qui va affronter l'échéance. L'arme au pied.

Le contexte devrait être favorable. La crise financière et économique a aggravé les inégalités. Avec la crise de la dette qui sévit en Europe, la rigueur pointe son nez, le chômage et la précarité repartent à la hausse et la récession menace. Mais le mécontentement et l'inquiétude mesurés par les sondages ne débouchent sur aucun regain de combativité. Le climat social est atone. Les syndicats paient leur échec, en 2010, sur la réforme des retraites. S'ils ont gagné la bataille de l'opinion - leurs journées d'action emportant une adhésion majoritaire -, ils n'ont pu empêcher M. Sarkozy de remettre en cause la retraite à 60 ans. Et les périodes électorales ne sont guère propices aux mobilisations syndicales. " Vous ne pourrez pas empêcher les gens, expliquait François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, le 31 août sur France Inter, d'estimer que le changement viendra plus par le politique que par l'action syndicale. "

Très laborieusement, le 1er septembre, une intersyndicale ramenée à cinq organisations - CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires - et boycottée par FO, la CFTC et la CFE-CGC a arrêté le principe d'une " journée nationale d'action interprofessionnelle ", le 11 octobre, entre les deux tours de la primaire socialiste, afin de dénoncer le plan de François Fillon pour réduire les déficits. Mais si elle a avancé un minimum de revendications communes, elle n'a pu se mettre d'accord sur les modalités de la journée. La CGT défend l'idée de grèves. " Si les salariés laissent faire, a plaidé Bernard Thibault, dans L'Humanité Dimanche du 1er septembre, non pas parce qu'ils seraient contents de la situation mais parce qu'ils céderaient au découragement, personne ne sera à l'abri de la catastrophe économique et sociale qui s'annonce. " " Je ne suis pas sûr qu'une journée de grève soit la bonne réponse pour les salariés ", a répliqué M. Chérèque.

L'autre échec de l'intersyndicale tient dans son incapacité à actualiser, comme elle s'était engagée à le faire pour le début d'année, la plate-forme revendicative qu'elle avait élaborée le 5 janvier 2009. En dehors de la CFDT et de -l'UNSA, réformistes, le syndicalisme peine à avancer des propositions. Et les syndicats qui se seraient le mieux prêtés à cet exercice rechignent à sauter le pas en période électorale, pour ne pas avoir l'air de faire le jeu de la gauche...

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Le blocage du SE-Unsa

Le syndicat d’enseignants du 1 er degré SE-Unsa du Bas-Rhin a fait savoir qu’en application d’une consigne nationale, il lance un « blocage administratif » dans les écoles. Objectif : protester contre « la suppression de l’aide administrative dans les écoles » et le « renvoi brutal au chômage des  […]

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STRASBOURG - Les enseignants érigent une stèle

 « En ce funeste jour, nous sommes réunis pour inaugurer la stèle à la mémoire des victimes de l'Éducation nationale ». Tout un symbole. Pour protester contre la suppression de postes dans le Bas-Rhin, plusieurs enseignants et représentants de l'UNSA ont manifesté hier matin, place Kléber, pour  […]

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Éducation / Syndicat enseignant UNSA

Morne rentrée Le syndicat enseignant UNSA a fait le point sur la rentrée 2011, hier place Kléber, où une stèle a été symboliquement inaugurée « à la mémoire des victimes de l’Éducation nationale ». Si le jour de la rentrée un enseignant était devant chaque classe, les dégâts provoqués par « des  […]

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8,6% de grévistes parmi les agents des écoles

DNAL'appel à la grève lancé par une intersyndicale CGT - FO - SUD - FAFPT à l'attention des agents du service Education de la Ville de Strasbourg s'est soldé, en ce jour de rentrée, par cent grévistes, soit 8,6% de suivi du mouvement sur l'ensemble des écoles, indique la CUS. Une majorité parmi ces agents sont des aides maternelles et des agents d'entretien. L'intersyndicale souhaitait mobiliser les troupes, dès le jour de la rentrée (mais aussi le lendemain 6 septembre) sur une question de principe; à savoir le refus d'externaliser des postes (le ménage, dans cinq établissements, à l'heure actuelle). Mais le principal différent porte sur le nombre d'aides maternelles, qui ne doit plus être augmenté, selon l'administration. Et qui reste insuffisant, selon les syndicats.

Ce midi, le premier-adjoint Robert Herrmann annonçait qu'une réunion entre lui-même, l'adjointe en charge de l'Education Nicole Dreyer, les syndicats grévistes et les non-grévistes (CFDT et UNSA) avait débouché sur un calendrier de nouveaux rendez-vous pour discuter le projet de service et, partant, la question des effectifs. "Mais nous avons clairement indiqué aussi que nous ne reviendrions pas sur les externalisations déjà en cours", a indiqué le premier adjoint, en charge du personnel de la Ville. L'intersyndicale aurait appelé, en milieu de matinée à ce que les agents reprennent le travail, mais n'aurait pas levé le préavis pour une question d'ordre pratique: à savoir l'impossibilité d'informer individuellement chacun des personnels potentiellement concernés.

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