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Banques : les folles rémunérations des dirigeants de BPCE

Logo_Unsa_BPCE.jpgLes dirigeants du groupe Banque populaire-Caisses d’épargne (BPCE) ne connaissent pas la crise. Leurs mirobolantes rémunérations donnent le vertige. Aperçu des émoluments avec l’aide d’un document publié par le Syndicat unifié-Unsa BPCE.

Si l’on croit les documents publiés par le Syndicat unifié-Unsa BPCE dans le dernier numéro du « Trait d’union » [1], les rémunérations des patrons de Caisses d’épargne se sont envolées. Le groupe bancaire BPCE dirigé par François Pérol, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, pourtant touché par la crise bancaire européenne depuis le mois d’août, est engagé dans une politique singulière :

« Nous constatons que depuis plus de 10 ans, les seuls qui ont profité d’une forte hausse de leur rémunération sont nos dirigeants. L’année 2010 (versée en 2011) a été encore pour eux un super millésime. Leur responsabilité dans la gestion du Groupe et leurs choix stratégiques depuis 2006 ont conduit le groupe a de lourdes pertes depuis cette période mais c’est sans aucun scrupule que les représentants aux conseils de surveillance votent majoritairement, année après année, les rémunérations pharaoniques de nos mandataires sociaux », écrit Sylvie Liziard, secrétaire générale du Syndicat unifié-Unsa BPCE.

L’Ecureuil digne du CAC 40

Démonstration à l’appui, le syndicat publie un tableau quasi complet des salaires des présidents de directoire de Caisse d’épargne. Et il explique que ces patrons, pas bêtes, ont fait scinder leur salaire en deux : « Une partie “mandat social”, pour justifier les gros sous, une partie “contrat de travail”, pour bénéficier du parapluie de l’Etat providence et être payés par les Assedic au cas où leurs immenses mérites ne seraient plus reconnus ».

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Commentaire : « Qu’est-ce qui justifie par exemple que le salaire du Président en Bretagne et Pays de Loire, ait augmenté de 163 % en 7 ans alors que pendant la même période ses salariés voyaient leur salaire moyen progresser de 4,8 % ? Certainement pas l’augmentation de ses responsabilités, puisqu’il a accepté avec ses collègues que la gestion financière soit quasi-totalement remontée des Caisses vers la CNCE [Caisse nationale des caisses d’épargne], puis aujourd’hui vers BPCE. Qu’est ce qui justifie que la Présidente du directoire de la Caisse de Loire Centre ait vu son salaire augmenter de 27,9 % entre 2007 et 2011 ? Certainement pas l’affirmation de son pouvoir de décision, puisque comme tous ses collègues, chaque fois qu’elle est confrontée à une demande de négociation sociale, elle renvoie aux consignes nationales de BPCE ».

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Joyeuses Fêtes et Bonnes vacances !

Dans quelques jours commence une nouvelle année. 2011 aura été une année sombre pour de nombreuses personnes. La politique du gouvernement et “la crise” auront laissé des traces qui ne s’effaceront pas aussi facilement. De nombreux camarades se sont mobilisés pour lutter contre ce recul social.  […]

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DNA - Secteur de Molsheim Grève des enseignants - Préserver l’esprit de l’école

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Les syndicats du 1er et du 2ième degré appellent à la grève aujourd’hui contre la réforme de l’évaluation et de l’avancement des enseignants. Ils redoutent un nouveau pas vers une gestion managériale de l’éducation. Rencontre avec trois professeurs d’école inquiets et plus mobilisés que jamais.

Presque trente ans qu’il vient chaque matin à l’école avec le sourire, pour retrouver ses « loulous ». Dans la famille de Didier Charrie, directeur de l’école élémentaire de La Broque et membre du SE-Unsa, on est professeur de père en fils depuis trois générations. Alors, quand on « s’attaque à l’esprit de l’école » et qu’« on veut en faire une entreprise », ce quadragénaire est prêt à tout pour défendre ses valeurs. « Je ne veux pas devenir le DRH que l’on veut faire de moi ».

« Une volonté claire d’aboutir à un classement des écoles »

Ses craintes se sont accentuées depuis l’annonce de la réforme de l’évaluation et l’avancement des enseignants pour la rentrée 2012 qui, si elle est adoptée, refonderait totalement le système de notation des professeurs. En primaire, la visite de l’inspecteur, qui a lieu tous les trois ou quatre ans, céderait la place à un entretien individuel, beaucoup plus « informel », selon Christian Moser, secrétaire départemental de l’Unsa et directeur de l’école Hoffen de Mutzig. Il assure que cette inspection, « même si elle établit une relation infantilisante entre le professeur et l’inspecteur, a au moins le mérite d’établir le savoir-faire pédagogique de la personne ». « L’inspecteur, en venant dans la classe, voyait ce qu’on faisait, sentait l’ambiance. Désormais, je vais aller chez lui, on va discuter, et je vais faire mon autoévaluation. Il faudra savoir se vendre », déplore Didier Charrie.

De cet entretien découlera une note, qui déterminera directement l’avancement des enseignants. Un avancement qui serait d’ailleurs ralenti, puisqu’ils perdraient deux ans par rapport au rythme actuel. Pour Christian Moser, cela ne fait pas de doute, l’objectif de cette réforme est de faire des économies budgétaires. « Avec l’allongement des carrières, l’État se rend compte que les gens se retrouvent plus longtemps dans un échelon élevé. Le but est de les faire monter plus lentement. »

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Elections TPE 2012

20111130 - CP Elections TPE(function() { var scribd = document.createElement("script"); scribd.type = "text/javascript"; scribd.async = true; scribd.src = "http://www.scribd.com/javascripts/embed_code/inject.js"; var s =  […]

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