(1)

L’heure de religion « dans une période de changements »

DNAPour le secrétaire général de l’Unsa Éducation Laurent Lescure, qui était en janvier à Strasbourg, la réforme des rythmes scolaires et l’heure de morale sont l’occasion de remettre l’heure de religion en Alsace sur le métier.

Lors de son tour de France des académies, Laurent Lescure, secrétaire général de l’Unsa Éducation – qui regroupe 22 syndicats des métiers de l’éducation – est allé à la rencontre des militants alsaciens. Il a profité de son passage dans la région pour évoquer plusieurs thèmes particuliers à l’Alsace et notamment le statut scolaire local. « L’Unsa demande que l’heure de religion en primaire soit enseignée en dehors des 24 heures de cours hebdomadaires », rappelle Laurent Lescure. « Ce n’est pas une remise en cause de l’ensemble du droit local », poursuit Christian Moser, secrétaire régional de l’Unsa Éducation.

« Le droit local n’est pas un bloc et il est en train de changer. Le conseil constitutionnel a remis en cause l’obligation d’affiliation à une corporation, on est à la recherche de solutions pour la sécurité sociale locale, la société évolue. Dans certaines écoles d’Alsace, il n’y a plus d’intervenants en religion ». Transférer l’heure de religion en dehors des 24 heures de cours « n’est pas une attaque majeure. Les élèves alsaciens doivent avoir le même nombre d’heures de classe que les autres élèves de France », réclame Laurent Lescure. La réforme des rythmes scolaires et l’enseignement de la morale laïque, mis en œuvre en 2015, sont « l’occasion » de sortir l’heure de religion de la semaine de cours. « Un décret suffirait ».

 

Lire la suite