Les retraités écrivent aux candidats aux législatives

intersyndicale

L’intersyndicale des retraités CFDT-CFTC/CGC-CGT-FO-FGR/FP-FSU et UNSA du Bas-Rhin rappelle ses trois préoccupations : le pouvoir d’achat, la santé et la perte d’autonomie.

« De plus en plus de retraités vivent sous le seuil de pauvreté ; ils ont du mal à boucler leurs fins de mois, se soignent mal et redoutent la perte d’autonomie » : Serge Bloch (CGT), coordinateur de l’intersyndicale des retraités du Bas-Rhin, n’est pas seul à le penser. Hier matin à la Maison des syndicats de Strasbourg, ils étaient une douzaine de militants, tous syndicats confondus, à préparer les courriers à envoyer aux candidats aux législatives.

Ceux-ci y trouveront un court argumentaire résumant les préoccupations des retraités. Ils sont appelés à les « prendre en compte » et à « faire des propositions » pour y répondre.

Des retraites grignotées
Les premières concernent le pouvoir d’achat. Les retraites et pensions, mal revalorisées, sont grignotées par l’augmentation des cotisations et des charges. L’intersyndicale demande une indexation sur le salaire moyen, un minimum égal au SMIC, une pension de réversion égale à 75 % du revenu du conjoint décédé et son accès aux pacsés, notamment.

Autre tracas : la santé. « Le déremboursement de certains médicaments, le mauvais remboursement des prothèses, des soins dentaires et optiques, les dépassements d’honoraires, la hausse des cotisations des mutuelles, les forfaits et les franchises de la Sécurité sociale : tout cela aboutit à ce que certains retraités se soignent peu ou mal », note François Eiden-Grosmann (FSU). À cela s’ajoutent la disparition des services hospitaliers de proximité et la « gestion de rentabilité des Agences régionales de santé ». Bref, une politique que l’intersyndicale dénonce et voudrait voir réformée.

Enfin, les retraités souhaitent une rapide « mise en œuvre de la réforme de la protection contre la perte d’autonomie », réforme promise, puis repoussée sous le précédent quinquennat. Ils réclament « un droit à prestation universelle de compensation de la perte d’autonomie à tout âge, financé par la solidarité nationale, dans le cadre de la Sécurité sociale ». En même temps, ils rappellent que la prévention, l’aide aux aidants, le développement de l’aide à domicile, le maintien de services publics et de commerces de proximité dans les villages et les quartiers sont essentiels pour prévenir et compenser les difficultés de vie quotidienne des personnes âgées — comme de beaucoup d’autres.

« Les retraités ne sont pas au rencart », estiment les militants. « Ils s’engagent dans la vie associative, le bénévolat, l’aide intergénérationnelle. Ils sont consommateurs, citoyens ». Et électeurs.