Le 11 octobre 2012, l'inter-syndicale des retraités du Bas-Rhin a décidé d'organiser une conférence de presse...

Logo_Intersyndicale_Retraites.JPGPERTE D'AUTONOMIE , POUVOIR D'ACHAT,
DROIT A LA SANTE,
DES SITUATIONS DEVENUES INDIGNES

Les retraités forment un groupe important de 15 millions de personnes. Contrairement à ce que propagent

certains groupes et médias pour dresser les générations les unes contre les autres, les retraités ne sont pas une charge mais ils sont l'un des pivots de la solidarité familiale et des acteurs incontournables de la vie sociale. Et ils affirment haut et fort qu'ils ne sont pas des "privilégiés".

Ils sont inquiets. Les conclusions du rapport de la cour des comptes préconise de réaliser

5 milliards d'économie sur le dos des retraité(e)s (suppressions de l'abattement des 10% des revenus déclarés, de la majoration pour avoir élevé 3 enfants, des exonérations de la taxe foncière et d'habitation pour les retraités non imposables et augmentation de la CSG).

  Ils ont manifesté le 11 octobre 2012

Pour réclamer des mesures urgentes,  concrètes, afin de  stopper la dégradation du pouvoir d'achat et rattraper les pertes cumulées. Des mesures particulières doivent être prises pour les retraité(e)s qui touchent de petites pensions. Plus de 10% des retraité(e)s (1 300 000) perçoivent une retraite inférieure à 600€ alors que le seuil de pauvreté est établi à 954€. Le minimum de pension doit se situer au niveau du SMIC.

Pour revendiquer la création d'un droit à prestation universelle de compensation de la perte d'autonomie quel que soit l'âge, prise en charge de la solidarité nationale dans le cadre de la Sécurité Sociale. En priorité, des mesures doivent être prises pour aider à financer l' aide personnalisée à l'autonomie (l'APA), donner de vrais moyens aux services d'aides à domicile et diminuer le reste à charge des personnes âgées et des familles.

Pour que l'accès aux soins, droit fondamental, soit effectif pour tous, sur tout le territoire et à tout moment. Il est sérieusement mis à mal par la hausse des dépenses de santé directe (divers forfaits, dépassements d'honoraires ou franchises médicales), par la hausse des cotisations des complémentaires santé et beaucoup d'autres dispositions qui ont conduit de plus en plus de retraité(e)s à renoncer à se soigner, faute de moyens. Ces difficultés d'accès aux soins frappent tous les français mais elles prennent une importance accrue pour les retraité(e)s, notamment les plus âgé(e)s en raison des handicaps liés au vieillissement.

Dans le cadre de la solidarité entre les générations, nous exprimons notre inquiétude face à la montée du chômage, particulièrement chez les jeunes et les chômeurs privés de ressources et de tout emploi, ce qui va entrainer une paupérisation grandissante pour l'avenir. Ces périodes non indemnisées seront donc non cotisées pour la retraite.

 ENSEMBLE, NOUS SERONS PLUS FORTS !!!