Le Parisien - Le syndicat Unsa veut déboulonner FO à l’usine Peugeot de Poissy

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Un nouveau syndicat à l'usine Peugeot de Poissy. L’union nationale des syndicats autonomes (UNSA) industrie vient de s’implanter sur le site, qui compte quelque 5 500 salariés. Ce mercredi, certains de ces membres ont distribué pour la première fois des tracts afin d’expliquer leur démarche.

Guillaume Trichard, le secrétaire général, est venu tout spécialement au centre de production. « Dans l’usine, des mécontents se plaignent du fonctionnement du syndicat majoritaire », prévient-il. En ligne de mire : FO qui possède le plus de sièges. Son but est de « siphonner » des adhérents de cette organisation jugée « trop proche de la direction ».

Cette tâche revient à Omar Elmhine, transfuge de FO, qui siège au comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT). « FO ne défend pas assez les ouvriers de base qui estiment ne plus être écoutés, souligne-t-il. En quinze jours, nous avons enregistré une centaine d’adhésions. »

Cette implantation est vivement critiquée par Brahim Aït Athmane, le délégué FO. « L’objectif de l’Unsa est de nous déstabiliser », répond-il. Le délégué entend mettre en garde les salariés de l’usine. « L’adhésion est proposée à 10 € alors que pour FO le montant est de 130 €, précise-t-il. Est-ce qu’à ce tarif les ouvriers seront bien défendus ? » Sur le tract distribué par l’Unsa, le barème de départ est présenté à 69 €.

La bagarre de la campagne des élections professionnelles qui auront lieu en mars 2017 est déjà lancée. Elle s’annonce tendue d’autant que la CGT ou la CFTC entre autres sont aussi en lice.

Le Parisien