Air France : le préavis de grève du 27 juillet au 2 août maintenu

Après une nouvelle réunion de négociation infructueuse vendredi dernier, sur les règles de rémunération et de travail des navigants, les syndicats d'hôtesses et stewards d'Air France SNPNC-FO et Unsa-PNC ont décidé hier lundi de maintenir leur préavis de grève du 27 juillet au 2 août 2016.

Les personnels navigants commerciaux (PNC) d'Air France renégocient depuis mi-avril leur accord d'entreprise. Cet accord collectif fixant notamment les règles de travail, de rémunération et d'avancement de carrière des PNC arrive à échéance fin octobre.

Le SNPNC-FO et Unsa-PNC, qui revendiquent 45% des voix parmi les PNC d'Air France, déplorent dans un communiqué commun une "posture de la direction d'Air France qui s'enlise dans un blocage permanent". Les deux syndicats font état d'une "réponse sommaire" de la direction. En l'espèce: "la prolongation de l'accord actuel de cinq mois" dans le "seul but" de reporter la grève annoncée en pleine période estivale, écrivent-ils.

Début juin, l'intersyndicale avait appelé à la grève en listant une série de "demandes inacceptables" de la direction, aboutissant selon eux à une baisse de rémunération équivalente à un mois de salaire par an et à une "augmentation de la pénibilité et de la flexibilité au détriment de la sécurité à bord".

Les deux syndicats pointent une "attitude irresponsable de la direction", qui "préfère faire le choix de perdre plusieurs centaines de millions d'euros dans un conflit collectif plutôt que de parier sur ses salariés, déjà accablés par trois ans d’efforts considérables".

L'Unac (affiliée à la CFE-CGC) a elle aussi déposé un préavis de grève, aux mêmes dates. "Les propositions de la direction ne sont pour l'instant pas de nature à nous faire lever le préavis", a indiqué sa présidente, Flore Arrighi, en évoquant des discussions "dans l'impasse".

Selon l'Unsa-PNC et l'Unac, les syndicats ont de nouveau rendez-vous jeudi avec la direction. "Si on n'arrive pas à un accord cette semaine, un conflit semble inévitable", prévient Christelle Auster (Unsa).

"Le dialogue social se poursuit", a indiqué la direction, sans souhaiter faire d'autre commentaire.