Economie - Chambre de commerce et d'industrie : les finances instables inquiètent l'unsa-cci

Logo_La_Depeche.JPGDes CCI menacées par les coupes budgétaires : «Tout cela pèse sur nos collègues»

Les CCI dans la tourmente ? Début décembre, le syndicat des personnels de CCI (Unsa -CCI) tirait la sonnette d'alarme. Une nouvelle ponction menaçait l'équilibre financier des chambres consulaires. L'État envisageait en effet dans le cadre de la loi de finances 2017 une baisse des dotations de 60 millions d'euros pour 2017. Le parlement a finalement voté mi décembre un amendement prévoyant la suppression de cette nouvelle ponction, sauvant pour 2017 donc, les ressources des Chambres de commerce et d'industrie. Des CCI déjà sévèrement touchées par les coupes budgétaires successives qui ont fait passer les effectifs nationaux de 32 000 salariés en 2007 à 18 000 salariés en 2016… La CCI 82 n'a pas échappé au phénomène : 70 salariés en 2008, moins de 50 aujourd'hui. En décembre dernier, Jean-Louis Marty président de la CCI 82 (réélu le mois dernier pour un nouveau mandat) se désolait d'un budget prévisionnel 2016 «dans le rouge» avec un recul de 450 000 €. La CCI 82 vient d'ailleurs de vendre son siège des allées Mortarieu à Montauban.

«Nous ne sommes pas sereins»

Pour sa part, Gilles Morisseau, Président national du syndicat des personnels de CCI (Unsa -CCI) se félicite de «ce répit» accordé par le parlement qui permettra aux CCI, en 2017, de mener leurs missions. Mais le syndicat qu'il représente entend rester vigilant sur les conditions d'emploi et de travail des personnels des CCI. «Nous avons perdu 3 000 à 4 000 emplois ces trois dernières années, mais les missions sont restées les mêmes. Nos salaires sont gelés depuis 2010. Tout cela pèse sur nos collègues. Nous ne sommes pas sereins»», souligne également M. Morisseau. L'Unsa-CCI réclame donc «des gestes» aux gestionnaires des CCI tout en admettant avoir le sens des réalités.

Pour l'UNSA-CCI, c'est aussi l'arrivée de nouvelles équipes issues des dernières élections qu'il faut peut-être redouter. Raison de plus, soutient Gilles Morisseau, de souligner les compétences des salariés consulaires… Un message qui s'adresse aussi aux collectivités qui seraient tentées de confier certaines missions traditionnellement dévolues aux CCI, à d'autres structures, à d'autres solutions externes… au risque de mettre encore un peu plus l'emploi en danger au sein des institutions consulaires.