DNA - Craintes sur l'emploi à la Direccte Grand Est

DNA Selon les syndicats, 50 postes sont menacés de suppression en 2017 au sein des services de la Direccte Grand Est. À l'appel de sept syndicats, une soixantaine de personnels de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) ont manifesté hier contre la réduction des effectifs prévue en 2017. Comme prévu par la loi de finances adoptée en décembre, le redressement des comptes publics se traduira cette année par de nouvelles suppressions de postes dans la fonction publique d'État. Les services déconcentrés ne sont pas épargnés : à la Direccte Grand Est qui emploie près de 800 agents répartis sur dix sites, ce sont au total 50 postes dont 26 d'inspecteurs et de contrôleurs du travail qui doivent, selon les syndicats, être supprimés « par le jeu des mutations et des départs à la retraite non remplacés ». « Demain, ce sera encore plus de zones de non-droit du travail sur le territoire régional et moins de possibilités pour les salariés de faire respecter la réglementation », estime Daniel Carlier, délégué UNSA-ITEFA, qui rappelle que 130 postes ont été supprimés dans les différents pôles de la Direccte à l'échelle du Grand Est depuis 2011, date de la réforme des services de l'État. « On n'arrive plus à faire notre travail correctement. Le dialogue social se dégrade, et il y a de plus en plus de cas de risques psychosociaux à gérer », ajoute celui qui siège également au comité technique ministériel.

Hier, les agents réunis dans la cour de la Direccte Grand Est à l'appel de l'intersyndicale CNT-CGT-FO-Solidaires-UNSA-FSU-CFDT ont réclamé l'arrêt complet des suppressions de postes. « Nous ne sommes pas des parasites, nous défendons le service public », ont-ils notamment scandé. « Versement à parts égales de la CIA » Les agents ont également protesté contre le mode d'attribution « inégalitaire » du complément indemnitaire annuel (CIA) versé fin 2016 : « Nous demandons un versement à parts égales de ce reliquat de prime, quelle que soit la catégorie des personnels. Notre travail est une action collective. Pris individuellement, il ne vaut rien », a expliqué une déléguée CNT. Une entrevue avec Thomas Kapp, responsable de l'unité du Bas-Rhin de la Direccte, a laissé sur leur faim les représentants de l'intersyndicale. Une prochaine assemblée générale du personnel strasbourgeois devra décider de la suite à donner au mouvement.