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Une menace qui mobilise la population locale appuyée par une large intersyndicale (CFDT, CFTC, CGC, CGT, Unsa) et l'engagement des fédérations du PCF d'Alsace-Moselle.

Logo_MEDAPART.jpgAlsace-Moselle le régime local d'assurance maladie menacé

Le régime local d’assurance maladie (RLAM) de l’Alsace-Moselle est en péril. Il est menacé par la réforme imposant des complémentaires santé privées dans toutes les entreprises.

Une menace qui mobilise la population locale appuyée par une large intersyndicale (CFDT,CFTC,CGC,CGT, Unsa) et l’engagement des fédérations du PCF d’Alsace-Moselle.

Le RLAM, régime de droit public, joue le rôle d’une complémentaire santé mais en fonctionnant selon les principes de la sécurité sociale.

Il couvre l’ensemble des salariés du secteur privé, des retraités et des chômeurs qui bénéficient des mêmes garanties. Soit 2,1 millions d’assurés.

Il offre un haut niveau de solidarité grâce à son caractère obligatoire et à son mode de financement : une cotisation à taux unique de 1,5% du salaire brut sans limite de plafond.

Les retraités et chômeurs à revenus modestes sont exonérés. Seul bémol : les employeurs ne sont pas mis à contribution. Ce régime géré par les seuls représentants syndicaux affiche des coûts de gestion de seulement 1,2% là où les opérateurs privés sont à 20%.

Les salariés d’Alsace-Moselle n’ont donc nullement besoin d’une complémentaire santé des entreprises.

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RUE 89 - Le régime local dit non au statu quo sur la complémentaire santé

Logo_Rue89StrasbourgLe 12 janvier, Daniel Lorthiois, président du Régime local d’assurance maladie d’Alsace Moselle, a adressé un courrier au Président de la République, François Hollande, pour défendre « le système solidaire du régime local en vigueur en Alsace-Moselle ». En cause, le statu quo préconisé au cours du mois de décembre 2015 par la mission parlementaire chargée de statuer sur l’articulation du Régime local avec la Loi de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013, qui rend obligatoire une mutuelle pour tous les salariés.

À ce jour, le régime local d’assurance maladie couvre 72 % des prestations minimales prévues par la complémentaire santé obligatoire, financées par les salariés uniquement. Maintenir un statu quo reviendrait, pour Daniel Lorthiois, à ce que ces mêmes salariés financent 14 % supplémentaires. Dans le reste de la France, en revanche, la cotisation des employés sera plafonnée à 50 % maximum.

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DNA - Strasbourg - Congrès régional de l’Unsa

2015_-_Congres_UR_Unsa.JPGXavier Ulrich : « Une implantation inégale mais incontournable »

À l’occasion du 5e congrès régional de l’Unsa Alsace, le secrétaire général Luc Berille a évoqué, hier à Strasbourg, la stratégie de son jeune syndicat.

Les gens ont envie de liberté de pensée et ont besoin de vie collective. L'Unsa est une réponse syndicale à cette aspiration », estime le secrétaire général Luc Bérille, qui sera candidat à sa propre succession en présentant une liste lors du congrès national de l'Unsa, qui se tiendra du 31 mars au 2 avril à Montpellier.

Créée en 1994 avec 95 % d'adhérents originaires de la fonction publique, l'Union nationale des syndicats autonomes compte aujourd'hui 200 000 membres à jour de cotisation, dont 8 000 en Alsace, précise le secrétaire régional Xavier Ulrich.

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Avenir du régime local - Les syndicats relancent les organisations patronales

DNAOuverte en avril, la discussion sur l’évolution du régime local d’assurance maladie est à ce jour au point mort entre l’intersyndicale CFDT-CFE CGC-CFTC-CGT-UNSA, et les organisations patronales régionales UPA, CGPME et Medef. La première souhaite qu’il devienne, à compter de 2016, l’assurance complémentaire santé obligatoire des salariés du secteur privé en Alsace-Moselle tel que prévu par l’ANI et la loi du 24 juin 2013 mais, début juillet, les seconds ont « fermé la porte » à cette proposition.

« Ce revirement nous a surpris, notamment pour l’UPA et la CGPME, dont l’approche du dossier était favorable. Il résulte apparemment d’un lobbying efficace des compagnies d’assurance et des courtiers », a expliqué hier Jean-Luc Raymondaud (CFDT) au nom de l’intersyndicale. « Ce positionnement est de nature à mettre en cause l’existence même d’un régime équilibré et efficace, qui plus est basé sur la solidarité entre les générations et entre actifs et inactifs ».

Alors qu’il reste moins de seize mois, cette dernière a rappelé lors d’une conférence de presse organisée à la Maison de l’entreprise à Schiltigheim, bâtiment abritant les bureaux du Medef Alsace, qu’elle « repartait à la bataille, en gardant espoir ». Il faut pour cela parvenir à convaincre les employeurs de prendre en charge 50 % de la future cotisation.

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